En 16 ans d’existence, le projet international a beaucoup changé. Ceux d’entres vous qui, de temps à autres, se risquent à rendre visite aux permanents de Quinoa auront certainement constaté les symptômes terribles de "la maladie du chantier"... Cette forme rare d’infection cérébrale rend les permanents fous lorsqu’ils entendent le mot "chantier". Les yeux s’arrondissent, les lèvres tremblent et le débit de paroles augmente soudainement. Aucun vaccin n’existe et, pire encore, c’est contagieux !

Trêve de plaisanterie... S’il est vrai que nos oreilles s’accommodent peu du terme chantier, il faut rappeler que cette "fixation terminologique" trouve son sens dans la conception que Quinoa a du "projet international" en tant que processus de sensibilisation et conscientisation en éducation au développement. Sans renier son histoire et tourner le dos à 15 années de réflexion sur le sujet, Quinoa tient à valoriser le projet international comme un tout en plusieurs étapes (formation, récolte de fonds, séjour dans le sud,...), chacune d’entre elles étant en lien étroit avec les autres et essentielle à la cohérence du tout.
Conscients du défi qu’une telle conception sous-tend, les permanents de Quinoa ont voulu savoir quelle dynamique de changement les projets internationaux insufflent aux participants et responsables qui y prennent part ?
En mars 2008, l’équipe a pu compter sur l’aide précieuse de Nathalie Legrand, stagiaire de l’IHECS, pour concocter la "grande enquête Quinoa".
Dans les pages qui suivent, nous vous présentons les résultats de cette enquête et laissons aux plus motivés d’entre vous l’opportunité de décortiquer de près les données statistiques.
Après les chiffres, quelques témoignages d’anciens participants/responsables vous permettront de comprendre combien le projet international est avant tout dépendant de ce que le participant ou le responsable désire y mettre (ou pas), y trouver (ou pas).
Deux de nos partenaires du Sud nous ont également fait le plaisir de partager leur regard mais, également, celui de leur communauté sur le "projet international".
Après plus d’une dizaine d’années de fonctionnement, l’ONG perçoit cette réflexion comme un moment privilégié, une opportunité constructive pour son pan d’activités principal. Quinoa veut croire que cela contribuera à améliorer son travail et à renforcer ses liens avec son public.
Bonne lecture !