Parle-nous de ton retour...
Il y a vraiment eu un éveil par rapport à la manière dont je consommais. J’ai eu l’impression de recevoir des infos concrètes et de pouvoir poser des actes.
Le projet international comme outil d’éducation au développement ?
A mes yeux les infos relatives à la dimension internationale ne sont pas vraiment ce qui informe sur les autres réalités. Par contre, par rapport à la dimension culturelle, le fait de vivre dans un endroit où tout est à remettre en question... C’est un réel apprentissage. Cela ouvre l’esprit sur une réalité plus « philosophique » de ce qu’est la vie et le rapport à la mort : toutes ces réalités-là diffèrent ! Mon désir c’est de me retrouver dans ce type de situation où je dois tout réapprendre et m’obliger à un retour sur moi, un retour au monde.
Et Quinoa, après tout ce temps ?
J’ai trouvé Quinoa chouette, mais financièrement difficile d’accès.
J’aurais eu besoin de plus de place et permettre plus de créativité de la part des participants. Le fait d’être engagé dans ce truc qui me dépasse me fait dire qu’on peut aussi être sensibilisé sur ce qui se passe tout près. Ça éveille à la société de mondialisation qui est quotidienne.
Par contre, je trouve que cela ne favorise pas forcément un engagement pour tout le monde : ça ne transforme pas tout le monde de l’intérieur : pour certains, l’immersion reste une bravade !!