Oyez Oyez bonnes gens ! Des citoyens de tous pays ont participé à l’Assemblée Mondiale des Elus et Citoyens de l’Eau (l’AMECE). Cette Assemblée, initiée lors du premier Forum Alternatif Mondial de l’Eau en 2003 et l’Association belge pour le Contrat Mondial de l’Eau en 2004, est une des démarches à amplitude internationale poursuivant les grands principes du Manifeste de l’Eau. Lisez et voyez jusqu’où le local et le global, le citoyen et le politique peuvent se rencontrer et conjuguer l’avenir au temps présent.
Le but de cette réunion était d’encourager les autorités et les élus (villes, communes, régions) à s’engager publiquement en faveur du droit à l’eau par un acte politique qui permette de donner un signal clair tant aux populations qu’aux décideurs économiques et politiques de tous les pays. C’était aussi un appel à la mobilisation de la société civile et des syndicats afin qu’ils veillent au respect des engagements pris et mènent des actions de sensibilisation qui aillent dans ce sens.
Concrètement, les intervenants ont orienté leurs interventions sur des propositions d’engagements capables de concrétiser les objectifs du droit à l’eau pour tous et de la promotion et sauvegarde de l’eau en tant que bien commun public.
A l’issue de l’événement, différents engagements ont été pris.
L’Assemblée a aussi revendiqué qu’il n’appartient pas aux capitaux privés de financer les investissements en infrastructures et services de nature et d’intérêt publics. Les participants ont également affirmé leur volonté de lutter contre la tendance actuelle consistant à privatiser les services de distribution et de traitement des eaux, à les soustraire du financement public au profit des financements privés.
L’AMECE a aussi inauguré le lancement d’une campagne pour le retour de l’eau du robinet dans les lieux et les espaces publics en substitution des distributeurs automatiques de boissons.
Par ces engagements et les témoignages des différents acteurs tant politiques que de la société civile, l’AMECE a surtout rappelé que la collaboration et la mobilisation des citoyens et des institutions peuvent triompher des logiques de compétitivité et de recherche perpétuelle de profit.
Au-delà de l’aspect quelque peu formel d’une initiative accueillie par le Parlement européen, le message de l’AMECE restait bien que nous sommes tous responsables de la planète. Continuer aveuglément dans la voie de la société de consommation et de la marchandisation du monde aggravera une situation déjà insoutenable pour notre planète et les populations qu’elle abrite.
Enfin, simplement, l’AMECE nous a rappelé que plus n’est pas égal à mieux, et que nous ferions bien de penser notre présent de façon radialement différente pour garder l’éventualité d’un avenir.
L’équipe de Quinoa