Marco Haumont

Comment s’est passé ton retour ?
Mon retour c’est un questionnement permanent. Je fais plus attention à ce que je consomme, je regarde la provenance des produits. Tout cela car j’ai vu qu’on pouvait vivre avec rien. Je relativise un peu plus les problèmes que les gens ont ici, même si, pour eux, c’est un réel problème. Nos préoccupations sont parfois un peu dérisoires.
Nous devions passer par un bidonville pour aller à la Finca, là, on voit ce que c’est vraiment la pauvreté...C’est un cliché mais ça m’a retourné !
J’ai vu autre chose entre le social d’ici et le social là-bas. Même si je ne me suis pas senti totalement utile pendant un mois là-bas. J’ai été pour aider, nous avons construit des choses mais quelqu’un sur place aurait pu le faire... Pourtant, en rentrant, j’en ai fait la promotion. C’était une expérience très forte.

Face à cette expérience, comment te positionnerais-tu par rapport à ces projets internationaux en tant qu’outil au développement ?
Dès le départ, nous parlions de tout cela, de tout ce qu’englobe une telle démarche. Grâce à notre récolte de fonds, nous avons pu un peu “pallier” à notre empreinte écologique. Nous avons toujours parlé des conséquences de notre démarche. J’ai pris beaucoup de claques morales, quand tu reviens, tu fais plus attention, tu gaspilles moins. J’y étais déjà sensible mais c’était plus flagrant, disons que je me suis encore plus rendu compte des difficultés dans le monde... Je ne suis pas revenu avec un sentiment de bonheur, avec un air béat... mais je pense que ça m’a été utile de partir.

Penses-tu que Quinoa encourage un engagement à l’étranger ?
Cette expérience m’a donné envie de m’investir dans un autre social que celui de Belgique, dans lequel je suis déjà inscrit. J’aimerais partir pour m’investir ou alors sensibiliser en Belgique...