Thomas Schol, participant au projet Bénin 2004 et au projet Sénégal 2004

Pourquoi partir avec Quinoa ?

Avant le projet, je faisais partie du projet Solidarcité et le fait de participer à tout le processus me semblait évident. Le projet était un élément du tout dans lequel je m’étais engagé. Et puis j’ai toujours aimé voyager. C’était une expérience de plus à vivre ! Quand on a rencontré Quinoa, leur présentation m’a plu : La grande disponibilité des formateur,toutes l’énergie qui était mise derrière de la part de notre responsable...

La première fois je suis donc parti au Bénin, avec Ecolo bénin. Il s’agissait de faire de la reforestation. Nous étions donc tout une groupe de solidarcité. Lors des week-end de formations, j’ai réaliser que le groupe que l’on constituait était déjà de niveaux variables en terme d’intérêt et de connaissance de la matière présentée. Cela a permis de se découvrir sous d’autres aspects, de connaître le groupe autrement. Au cours de la formation, on a fait des activités déjà connues par rapport aux inégalités N/S : il y avait des trucs que je connaissais déjà mais cela m’a de toute manière donner l’envie d’en savoir plus. Et cela nous était possible car on laissait une bibliographie à notre disposition.

Parle-nous de ton séjour dans le Sud !
Pour moi c’était la première fois en Afrique ! Première impression : la chaleur ! Cotonou : impression de chaos dans la ville... C’était déjà un fameux défi d’adaptation ! Ensuite auprès de la population et des partenaires locaux cela s’est super bien passé : tout le monde était très accueillant et notamment les jeunes du village ainsi que Orcel ! Arrivés aux village, chacun s’est vu attribuer sa famille. La communication s’est directement faite avec les enfants des familles qui parlaient français pour certains.

Il y a parfois des petits chocs culturels et notamment par rapport au fait qu’on voyait parfois les familles frapper leurs enfants. Mais je dois dire que les formations réalisées en amont du projet nous avaient clairement fait passer le message qu’il fallait s’attendre à beaucoup de surprises et puis surtout à prendre du recul.

Avant de partir , tu vides ta tête et tu prends ce qu’il y a !


Ce qui m’a marqué également c’était de découvrir le groupe autrement : c’était impressionnant de voir des gens qui en Belgique avaient peur de se salir et qui là-bas s’ouvraient à l’expérience et essayait de s’intéresser réellement à l’expérience. Je pense que ça aussi est fortement liés aux formations qui précédaient.

Point de vue encadrement nous étions encadrés de 2 personnes de Solidarcité, d’Orcel et de Samuel. Par rapport à ce dernier, c’est vrai que des questions se sont posées par rapport à son niveau de vie aisée comparé à celui des villageois mais à aucun moment il ne le fait sentir.

Nous travaillions tous les jours, ou presque. Le soir nous avions plutôt tendance à nous retrouver en groupes de belges, mais nous avons également passé deux soirées en famille, mais ce n’était pas si évident.

Et au Sénégal ?

Je suis parti au Sénégal avec Quinoa, exclusivement avec eux, c’est à dire, plus par l’entremise de Solidarcité. C’était pour moi une expérience supplémentaire et différente !
L’ambiance dans le groupe n’était pas la même, par contre les familles était super ouvertes, elles nous accompagnaient dans les diverses visites, etc.

Aujourd’hui, que penses-tu de toute cette expérience ?

Je pense que je ne travaillerais pas en tant qu’éducateur aujourd’hui si je n’avais pas eu ces expériences multiculturelles. C’est tout à la fois valorisant pour le C.V et ça laisse des traces sur votre ligne de vie !

Par contre, si je devais comparer les deux expériences, le 2ème groupe Quinoa était beaucoup plus fermé, nous avions à faire à un public plus aisé par rapport au groupe Solidarcité et cela se sentait. De mon côté, j’allais assez ouvertement vers eux mais j’avais en face de moi des personnes qui étaient là pour apporter un savoir... ce qui est totalement en contradiction avec toute la philosophie de ce genre de projet.

A mes yeux la spontanéité est essentielle, il ne s’agit pas de jouer un rôle quand on vit ce genre d’expérience.
Je trouve que, quelque part, l’expérience vécue avec Solidarcité est beaucoup plus forte parce que personne d’entre nous n’a joué de rôle, nous étions tous naturels... J’ai l’impression qu’on ne vit mieux l’expérience que si on reste modeste et ouvert à tout ce qui peut venir. Par la force des choses (le coût des billets,...)Quinoa ne vise qu’une partie de la population qui a plus de moyens et c’est dommage...