Xavier Gillet

Comment s’est passé ton retour ?
Je n’ai pas eu de grand bouleversement, je ne me suis pas senti déphasé. Toute cette expérience a appuyé l’idée de continuer à m’intéresser à ce qui se passe en dehors de la Belgique, le voyage donne l’idée qu’on est beaucoup sur la terre et qu’il faut la partager, et ne pas rester dans sa petite bulle ! Au quotidien, essayer de poser des actes citoyens, donner sa voix quand l’occasion se présente (dans les enquêtes publiques par exemple).

Face à cette expérience, comment te positionnerais-tu par rapport à ces projets internationaux en tant qu’outil au développement ?
Je pense que le processus en entier est de l’éducation au développement et pas seulement le voyage. Le départ en projet international appuie vraiment tout ce processus, voir une autre réalité a un impact fort. Ça m’a été utile, c’est une manière de se positionner, de s’évaluer mieux dans le monde. La rencontre avec un fermier en Belgique et ensuite la rencontre avec un fermier népalais permet vraiment de cerner les difficultés des deux. J’ai vraiment vu l’intérêt de me déplacer, d’aller voir ailleurs...je repense à cela par rapport aux questions de l’agriculteur belge. Cette expérience permet d’élargir ta connaissance, d’affiner ton esprit critique face à toi dans ton milieu. Je me sers de mon expérience au Népal, et celle que j’ai eue juste après en Espagne, dans ma vie maintenant, pour mener des projets dans mes études et en dehors.

Penses-tu que Quinoa encourage un engagement à l’étranger ?
Quinoa met vraiment l’accent sur l’implication au quotidien, il existe différents niveaux d’implication. J’aimerais autant m’impliquer en Belgique, par des petits gestes, que repartir ailleurs pour une plus longue durée...