Comment es-tu arrivé chez Quinoa ?
Des amis à moi étaient partis dans un projet avec Quinoa. Ils en avaient retiré une belle expérience. Je me suis donc rendu aux soirées d’information, où tout m’a bien été expliqué et tout a été bien cadré. Je me suis donc décidé à me lancer dans l’aventure.
Pourquoi avoir choisi de partir au Népal ?
Je n’avais pas d’attente particulière sur un pays, j’avais juste envie de partir voir ailleurs, d’observer, de m’insérer dans quelque chose autour du développement. Beaucoup de monde autour de moi parlent d’association, de développement, j’avais l’impression d’une grosse soupe, et je voulais tout simplement me faire mon idée.
Comment as-tu vécu les formations, que t’ont-elles apporté ?
Le w-e que j’ai le plus apprécié est celui de la rencontre à la ferme. On était directement dans le bain, nous avions une confrontation directe avec le fermier, qui ne comprenait pas notre intérêt pour partir, alors qu’il y a plein de choses à faire ici...
Par contre, je trouvais que les autres w-e de formation étaient un peu artificiels, toucher à tout comme cela, c’était sympa et ludique, mais nous n’avons pas entretenu le débat ensuite dans le groupe. La récolte de fonds a pris trop de place, par rapport au reste. Nous avions peut-être une mauvaise organisation, le rythme de chacun nous handicapait un peu aussi. Je pense que ce serait chouette de trouver des nouveaux subsides pour diminuer un peu la récolte de fonds...
Comment s’est passé le séjour sur place ?
Le bilan général est très positif, je suis heureux d’avoir vu tout cela et d’y avoir participé. J’ai une assez belle vision de ce qu’on a fait. Les partenaires étaient très présents, ils ont répondu à nos envies, aux nouvelles rencontres qu’on voulait faire. Mon groupe était très entrain, nous avons visité d’autres associations, qui ne faisaient pas partie du programme, mais qui menaient des actions similaires à celles de notre partenaire, le CWIN, comme l’accueil d’enfants en difficulté dans un centre.
Sur place, contrairement à l’année, nous avons eu beaucoup de débats, de discussions informelles sur ce qu’on vivait, ce qu’on ressentait. On se sentait vraiment impliqué.
En dehors de toutes ces questions, c’était assez beau de voir comment on s’est rapproché dans notre groupe, on était vraiment dans un rapport de respect.
Parfois, je sentais un peu artificiel de s’insérer si peu de temps dans un projet, je posais la question de l’utilité d’être sur place, surtout de l’efficacité... Je me demande encore ce que l’on a apporté, à part de l’argent. Un nouvel air, nous disaient nos amis népalais, je n’ai pas toujours compris, je ne l’ai pas vraiment ressenti, mais ils nous l’ont dit...
Comment s’est passé ton retour ?
Je n’ai pas eu de grand bouleversement, je ne me suis pas senti déphasé. Toute cette expérience a appuyé l’idée de continuer à m’intéresser à ce qui se passe en dehors de la Belgique, le voyage donne l’idée qu’on est beaucoup sur la terre et qu’il faut la partager, et ne pas rester dans sa petite bulle ! Au quotidien, essayer de poser des actes citoyens, donner sa voix quand l’occasion se présente (dans les enquêtes publiques par exemple).
Face à cette expérience, comment te positionnerais-tu par rapport à ces projets internationaux en tant qu’outil au développement ?
Je pense que le processus en entier est de l’éducation au développement et pas seulement le voyage. Le départ en projet international appuie vraiment tout ce processus, voir une autre réalité a un impact fort. Ça m’a été utile, c’est une manière de se positionner, de s’évaluer mieux dans le monde. La rencontre avec un fermier en Belgique et ensuite la rencontre avec un fermier népalais permet vraiment de cerner les difficultés des deux. J’ai vraiment vu l’intérêt de me déplacer, d’aller voir ailleurs...je repense à cela par rapport aux questions de l’agriculteur belge.
Cette expérience permet d’élargir ta connaissance, d’affiner ton esprit critique face à toi dans ton milieu. Je me sers de mon expérience au Népal, et celle que j’ai eue juste après en Espagne, dans ma vie maintenant, pour mener des projets dans mes études et en dehors.
Penses-tu que Quinoa encourage un engagement à l’étranger ?
Quinoa met vraiment l’accent sur l’implication au quotidien, il existe différents niveaux d’implication. J’aimerais autant m’impliquer en Belgique, par des petits gestes, que repartir ailleurs pour une plus longue durée...