2021 : état des luttes

Dans cette nouvelle rubrique, vous pourrez trouver les luttes et les victoires majeures qui selon Quinoa valent d’être mises en lumière…

État des luttes révolutionnaires

Focus sur le 1er mai…

Le 1er mai est historiquement considéré comme la journée internationale des droits et des luttes des travailleur-euse-s ou plus communément, la fête du travail. Il est encore célébré aujourd’hui dans de nombreux pays dont la Belgique. C’est un jour chômé que les organisations politiques et syndicales célèbrent dans les rues.

Mais à quoi correspond vraiment cette date du 1er mai? Quelle est l’histoire derrière ce jour historique? 

1er mai 1886 : les origines de la fête du Travail

A cette date, les syndicats américains organisent une grève pour que la journée de travail soit limitée à 8 heures. Les affrontements entre les manifestants et les policiers à Chicago font plusieurs morts. En 1889, la 2e Internationale socialiste réunie à  Paris décide de faire du 1er mai une journée de revendications ouvrières. Aujourd’hui aux États-Unis, bien que le 1er Mai soit né dans ce pays, le « Labor Day » est fêté le premier lundi de septembre.

Voici un extrait du film de Howard Zinn, « Une histoire populaire américaine » relatant les origines du 1er mai :

Et en Europe? Et en Belgique?

Sources: Fête du travail : pourquoi les partis politiques s’expriment le 1er mai?

Dès 1890, dans les pays occidentaux, le 1er mai est un jour chômé pour les travailleur -euse-s qui décident de s’y associer afin de réclamer la journée de 8 heure. « L’idée était de dire ‘on arrête de travailler, quitte à perdre de l’argent‘ », explique Jean Faniel, directeur général du CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques.

En Belgique, ce n’est qu’en 1921 que la journée de travail de 8h sera figée dans la loi pour toutes les branches d’activités. Malgré cette victoire, le 1er mai reste une journée de mobilisation et devient même férié en 1946. La date sert alors de journée symbolique pour célébrer les travailleur-euse-s. Le parti ouvrier belge « a commencé très tôt à faire du 1er mai une journée de revendication. Ce n’est que ces 20-30 dernières années que les libéraux belges ont décidé de s’en emparer ». Parce que si les partis politiques célèbrent la même fête, leurs discours sont, eux, orientés différemment.

Jean Faniel note par ailleurs l’importance de la dimension festive du 1er mai, dimension totalement éclipsée en 2020 et encore cette année à cause de la crise sanitaire. « C’est une journée de rencontres normalement, » explique-t-il. En 2021, seul le PTB a délivré son discours en présentiel. Tous les autres ont été diffusés via Youtube ou Facebook.

Hormis ces discours partisans, le 1er mai donne lieu à des revendications parallèles plus actuelles mais dont les luttes convergent. Plusieurs mobilisations ont eu lieu cette année à l’occasion de la Fête du travail en Belgique.
Parmi elles par exemple, un 1er mai révolutionnaire et féministe rassemblant plusieurs collectifs sur la Place du Jeu de Balle à Bruxelles et notamment La fronde (collectif féministe radical intersectionnel et révolutionnaire) et Les déchaîné-e-s (un collectif cyclo-féministe marseillais fondé en 2020 pour se réapproprier l’espace public à travers la pratique du vélo en milieu urbain). Aussi, une mobilisation pour la régularisation des personnes migrantes et sans-papiers devant l’Hôtel des Monnaies (à Bruxelles toujours) organisée par de nombreux collectif dont notamment le Collecti-e-f 8 maars.

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État des luttes paysannes / focus sur la Journée internationale du 17 avril

(source : www.luttespaysannes.be)

Le 17 avril 1996, dix-neuf paysans du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre du Brésil (MST) étaient assassinés par des tueurs à la solde de grands propriétaires terriens. En mémoire de cette tuerie, les membres de Via Campesina ont déclaré le 17 avril Journée mondiale des luttes paysannes. Partout dans le monde, les paysan-ne-s – qui forment plus de la moitié de la population de la terre -sont touchés par le rouleau compresseur de la globalisation des échanges économiques et culturels.

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Chaque année, le 17 avril est une occasion de sensibiliser la population aux luttes des paysannes d’ailleurs et d’ici. En Belgique, la journée des luttes paysannes est organisée depuis avril 2014.

Au Nord, comme au Sud, l’accès à une nourriture bon marché, saine et écologique se complique de plus en plus. En cause ? Un accaparement brutal des terres agricoles par des acteurs économiques puissants, une industrialisation croissante de l’agriculture et des politiques publiques qui mettent sur la touche les paysans du monde entier.

En Belgique, plus de 63% de nos exploitations agricoles a disparu au profit de grandes exploitations en à peine 30 années. En parallèle, la pression immobilière sur les terres agricoles, accaparées pour la construction de logements, infrastructures, loisirs, est de plus en plus importante. Avec pour conséquence directe une spéculation foncière sur les terres agricoles et une envolée des prix, obstacles majeurs à l’installation de nouveaux-elles agriculteurs-trices et à la transmission intergénérationnelle des fermes.

Dans ces conditions, la relève semble impossible : en Wallonie, pour cent agriculteurs-trices qui arrêtent, seul 36 se lancent dans la profession. A ce rythme, il n’y aura mathématiquement plus d’agriculteurs-trices en Wallonie en 2035 ! Cette situation voit l’émergence d’une économie agraire à deux vitesses difficilement compatibles : D’un côté le modèle ultra-productiviste des fermes usines sur-endettées tenues par les lobbys de l’agro-alimentaire. Et de l’autre, des fermes familiales inscrites dans une logique d’économie relocalisée.

Du local au global, par nos initiatives et revendications politiques, agriculteurs-trices, citoyen-ne-s, mouvements sociaux et associations, agissons déjà pour défendre l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire : potagers collectifs, ferme en conversion, bourses de semences, épiceries sociales, coopératives, ceintures alimentaires, marchés paysans, ateliers cuisines, initiatives de circuits-courts… Les initiatives sont nombreuses !

Mais ces efforts risquent bien d’être insuffisants tant que n’aura pas eu lieu une véritable transition à grande échelle vers une agriculture rémunératrice, qui prenne soin de la nature et retrouve sa fonction première : nourrir la population.

Les journées des luttes paysannes en Belgique sont organisées depuis 2014 par le Réseau de Soutien à l’Agriculture Paysanne (ReSAP), afin de replacer la lutte pour l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire -au nord comme au sud- dans l’agenda politique et médiatique. Depuis 2014, nous avons inauguré l’idée de planter -lors de chaque action- des patates au nom de notre avenir alimentaire à toutes et tous, pour montrer que nous nous organisons déjà pour notre souveraineté alimentaire.

  • 17 avril 2019 : Mobilisation devant le parlement wallon à Namur le 17 avril, quelques jours avant les élections régionales.
  • avril 2018 : Le 15 avril, journée de mobilisation sur des terres agricoles inutilement bétonnées pour un zoning qui reste vide depuis plusieurs années à Ghilslenghien + activités décentralisées du 14 au 20 avril à Libramont, Liège, Bruxelles, Gembloux, Namur.
  • 17 avril 2017 :Mobilisation pour appuyer la lutte d’agriculteurs menacés d’expropriation à Perwez.
  • avril 2016 : différentes actions ont été organisées à travers le pays.
  • avril 2015 : 30 actions locales ont eu lieu avec pour but de provoquer un véritable débat citoyen autour de l’avenir de notre alimentation.
  • avril 2014 : Occupation et la plantation de patate sur des terres menacées par la construction de la maxi-prison à Haren.

Et cette année, qui de prévu?

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Ce 18 avril à Frameries, le Réseau de Soutien à l’Agriculture Paysanne se mobilise contre l’implantation d’une méga-usine de la société Clarebout Potatoes sur des terres nourricières. La frite industrielle épuise l’environnement et écrase les paysans du Sud comme du Nord.

Retrouvez toutes les informations sur les actions des 17 et 18 avril prochains ci-dessous :

17 avril : Journée internationale des luttes paysannes

Avril 2021 : On en a gros sur la patate !

Et pour s’inscrire à la mobilisation de Frameries (obligatoire), c’est ici :

>> Inscriptions <<

 

 

 

 

 

 

 

État des luttes féministes dans le monde / revue de presse spéciale 8 mars 2021

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A retrouver ici, plein de ressources (témoignages, articles, actus, combats) sur l’avancée des luttes féministes et du statut des femmes à travers le monde! Une revue de presse en grande partie optimiste!

 

 

 

  • Les FéminismeS du journal Causette – parce que nous aimons la ligne éditoriale, jusqu’à avoir repris leur slogan pour notre challenge photo : On nous prend pour les quiches!
  • Et comme ces femmes ouvrières qui créèrent la première journée du 8 mars, il est important de rappeler que les femmes qui ont marqué l’Histoire sont très (très très) nombreuses à être oubliées. C’est ce qu’à rappeler notre super secrétaire Fatima Biberian en nous partageant ce site : L’Histoire par les femmes, accompagné d’un texte écrit de elle :« Je ne peux m’empêcher de penser à toutes ces femmes que l’histoire a oubliées. Rendons leur hommage à elles et toutes les autres invisibles, invisibilisées, à celles qui se battent pour leurs sœurs, pour leur droits, pour avoir le droit de vivre dignement, d’être respectées, sans qui le monde ne tournerait pas rond. History is herstory! ».
  • Un autre petit texte de notre chère coordinatrice Hélène Debaisieux : « J’ai quelques dates qui sont automatiquement dans mon calendrier chaque année et pour lesquelles je connais déjà le programme: je serai dans la rue . Le 8 mars (Journée des Droits des Femmes) et le 25 novembre (Journée pour l’élimination à l’égard des Femmes) en font clairement partie! J’adore l’énergie et la fougue qui vibrent dans toutes les rues de Bruxelles ces jours-là. Dommage que 2021 ne pourra entendre résonner nos cris et ne voir la ville se teindre de violet que partiellement… ». 

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  • Déjà partagée sur notre mur facebook, cette série Arte s’arrête sur quatre cultures – en Chine, en Inde, en Indonésie et au Mozambique – où les femmes contrôlent et transmettent le pouvoir > Terres de femmes – A regarder sans hésiter!
  • Et parce que le corps des femmes est toujours sujet à polémiques, un autre sujet brûlant du moment est celui de la loi sur la gratuité des protections périodiques. L’Ecosse a été le premier pays a voté cette loi en novembre 2020 (oui oui seulement l’année passée) et pourtant, le pays (applaudi sur le moment) n’a été suivi jusqu’ici par AUCUN pays. En débat en Europe, la question de la précarité menstruelle fait parler mais n’émeut pas encore assez…

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État de la jeunesse : entre périls et espoirs

 

Etat des luttes

Depuis le début de la crise sanitaire, ils et elles ne sont pas les premier-ère-s touché-é-s par le virus et pourtant.

Et pourtant, la jeune génération (18-25 ans) est touchée de plein fouet par la situation actuelle. Étudiant-e-s, au chômage, en recherche d’emploi ou travailleur-se-s : les jeunes sont stupéfaits et impuissants face aux confinements répétés, aux pertes de repères qu’ils entraînent et aux sacrifices que les gouvernements leur demande de faire. Isolement, précarité, frustration, désillusion et impossibilité de se projeter dans l’avenir : leur quotidien difficile mérite d’être raconté.

Nous avons donc décidé de répertorier ici plusieurs sources relatant cette « crise » de la jeunesse, les témoignages et les alternatives mises en places par les structures qui s’en préoccupent.

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  • Dossier dans le magazine Imagine : 2021, le futur leur échappe – numéro de janvier-février 2021 (dossier spécial co-réalisé avec les 18-25 ans)

  • Editorial dans le magazine Imagine – numéro de janvier-février 2021 – Une jeunesse en clair-obscur

 

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En ce début d’année 2021, l’équipe de Quinoa a désiré revenir sur les dernières avancées politiques et sociales qui ont vu le jour pendant l’année 2020.

Parce que si la crise sanitaire a occupé la grande majorité de l’actualité médiatique, de nombreux événements se sont déroulés dans le monde : des événements salvateurs qui méritent d’être soulignés! 

Etat des luttes

Toute l’équipe de Quinoa s’est livrée à un petit exercice : lister, parmi les temps forts de 2020, ceux qui selon chaque membre, aurait mérité plus de résonance.

Petit état des luttes…

 

 

 

 

 

Damien Charles (Mobilisations, Formations BRICO) :

Meilleur(s) moment(s) de 2020 :  « Je n’arrive pas à me décider entre la légalisation de l’avortement en Argentine le 30 décembre (et la dépénalisation de l’avortement en Nouvelle-Zélande en mars par ailleurs) et le referendum constitutionnel au Chili en octobre… ».

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Grosses victoire pour les mouvements sociaux latinos, surtout si on rajoute la défait électorale des putschistes en Bolivie.

Mon souhait pour 2021 : « Le début d’une insurrection sociale, féministe, antiraciste et écologique… On peut rêver non? »

 

 

Hélène Baquet (Sensibilisation, Presse et Communication)

Meilleur(s) moment(s) de 2020  : « Parce que c’est une image symbolique forte, c’est ce Mc Donald’s à Marseille qui a été réinvestit par ses salarié-e-s pour en faire un centre de distribution de colis alimentaire.
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Mon souhait pour 2021 : « Impatiente de participer aux prochaines mobilisations du 8 mars! Au vu de certaines victoires obtenues en 2020 – légalisation de l’avortement en Argentine, gel d’une loi anti-IVG en Pologne, criminalisation de l’excision au Soudan…-, ça donne envie de continuer, encore plus fort! »

 

Charlotte Limborg (Partenariats Nord-Sud)

Meilleur(s) moment(s) de 2020 : « La fin de l’ère Trump (je ne dis pas la victoire de Biden, car je ne suis pas forcément ravie de ça, mais je suis ravie de la fin de Trump ! »

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Mon souhait pour 2021 : « La vaccination mondiale, efficace, équitable pour tous et gratuite ».

 

Jeanne Babar (Formations)

Meilleur(s) moment(s) de 2020 : « Je pense aux mobilisations Black Lives Matter dans le monde mais plus spécifiquement à celle qui a eu lieu début juin à Bruxelles et qui était vraiment inédite par son ampleur. Et puis la ratification du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), teinté par la mauvaise nouvelle du vote « contre » de la Belgique.

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Mon souhait pour 2021 : « Que 2021 ne soit pas l’année du retour à l’a-normal mais marque un changement de cap! Même si je n’y crois pas vraiment, je continue de l’espérer. »

 

Hélène Debaisieux  (Secrétaire générale – Coordination)

es leyMeilleur(s) moment(s) de 2020 : « Terminer l’année 2020 (30/12/20) avec les visages rayonnants et émus des femmes (https://www.bbc.com/news/world-latin-america-55475036) argentines qui ont enfin droit à l’avortement, c’était vraiment un beau moment qui m’a personnellement touché! Plus proche de nous, en Belgique, la fin du rabattement du congés de maternité en cas de maladie ou chômage pendant la grossesse faisait clairement partie de ces nouvelles qui font du bien : https://www.one.be/public/detailarticle/news/conge-de-maternite-15-semaines-pour-toutes/). Sans oublier qu’en plus de ça, le congé de paternité / co-parent est passé à 15 jours aussi (https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-conge-de-paternite-passera-a-15-jours-en-2021?id=10636317). Bref de belles nouvelles pour les droits des femmes et l’égalité ».

Mon souhait pour 2021 : « Prendre le covid comme une réelle opportunité de décroissance et de priorisation du climat et de l’environnement dans les décisions politiques: Why 2021 could be turning point for tackling climate change

Et le fait que la Belgique ait ENFIN un accord national montre un bon signe, mais on est loin de ce qui est nécessaire. »

 

Pauline Forges (Animations en milieux scolaire et associatif)

Meilleur(s) moment(s) de 2020 : « La légalisation de l’avortement en Argentine !

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Et ce que je souhaiterais pour 2021 : la fin des féminicides partout dans le monde (avec en tête une chanson découverte cette année et qui me donne chaque fois des frissons : Vivir Quintana – Canción sin miedo ft. El Palomar )

 

Fatima Biberian (Accueil – Secrétariat – Coordination projet alternatives locales – Centre de documentation)

GdN_Moissons_redimensionnéMeilleur(s) moment(s) de 2020 : « Ma bonne nouvelle 2020, c’est la fin du monopole sur les semences paysannes! »
Mon souhait pour 2021 : « Prendre  un bain de foule et voir les gens en vrai! »

 

 

Laïss Barkouk (Promotion, Community management)

Meilleur(s) moment(s) de 2020 : « Pour moi, ça concerne la situation des migrant.e.s et des immigré.e.s. Si on est encore loin d’un apaisement ou de solutions satisfaisantes, certaines avancées ont tout de même eu lieu. Tout d’abord en France, l’agriculteur Cédric Hérou, figure de l’aide aux migrant.e.s a été relaxé en mai 2020 après un procès pour lequel il était condamné pour avoir aidé plus de 150 personnes à traverser la frontière italienne vers la France. Cette décision judiciaire marque un tournant majeur : le délit de solidarité n’est pas reconnu! Aussi, au Portugal, pendant la crise sanitaire, l’état a décidé de régularisé ses immigré.e.s pour les protéger du Corona. Une première! Enfin, 2020 est l’année de naissance du bateau Louise Michel, le navire humanitaire mis à flots par l’artiste Banksy pour secourir les migrant.e.s en Méditerranée.

louise miche

Mon souhait pour 2021 : « Je souhaiterais que l’on sorte de cette dynamique de confinements répétés, qu’on libère enfin la culture et ses lieux dits « non-essentiels », que la jeunesse cesse d’être culpabilisée pour vouloir faire autre chose que rester entre quatre murs, que l’on cesse la répression systématique et le matraquage des amendes. Aussi, que la police soit jugée à la hauteur de ses crimes et que les manifestations soient à nouveau autorisées avec l’ampleur qu’elles méritent (j’espère par exemple que le 8 mars pourra se faire en grand!). Bref, que l’on puisse faire autre chose que du shopping! »

 

Irene Garlanda (Administration – Finance)

Meilleur(s) moment(s) de 2020 : « La défaite de Trump! Mais pas pour autant l’élection de Biden… »
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Mon souhait pour 2021: « Que l’on redevienne une société inclusive et qu’on se rende compte de la plus value de l’immigration au lieu de la montrer comme un danger! Et puis, j’aimerais que le climat devienne une préoccupation centrale, tant il devient une menace palpable pour nos enfants et pour toutes les populations qu’elles oblige à l’exil ».