Mobilisation Stop The Killings !

Stop The Killings est une campagne pour les droits de l’Homme créée et menée par des syndicats, des mouvements de solidarité et des organisations non- gouvernementales telles que Quinoa. Depuis 2005, nous demandons à ce que l’on prête attention à la répression qui frappe nos partenaires dans les pays du Sud et particulièrement les Philippines, la Colombie et le Guatemala.

 

Avec cette campagne nous dénonçons toutes les formes de répression des acteurs sociaux. L’assassinat est l’une d’entre elles mais il existe encore bien d’autres formes de brutalités. Disparitions, arrestations arbitraires, intimidations … sont des armes du même arsenal. Leur impact sur les mouvements sociaux est comparable : l’angoisse et l’intimidation dissuadent les gens à défendre leurs droits. A cela s’ajoute la douleur personnelle infligée à ces individus et leurs familles.

En 2013, STK a décidé de remettre des awards ! Nous sommes donc a la recherche de pays, d’ entreprises, de politiciens, de soldats, d’initiatives, d’organisations et d’individus ayant attiré l’attention d’une manière négative en matière de droits de l’homme en 2013. Des idées, envie de participer à la préparation de l’action (prochaine réunion le mercredi 4 septembre) ? Contactez-nous !

En 2012, l’attention se porte sur la criminalisation des acteurs sociaux. Défendre la justice sociale entraîne en effet de sérieux risques.

Beaucoup d’activistes, syndicalistes ou autres défenseurs des droits de l’Homme disparaissent chaque jour derrière les barreaux en raison de leurs activités sociales et politiques pour des accusations plus ridicules les unes que les autres. Les droits et libertés de ces individus sont bafoués. Les autorités n’offrent aucune protection : bien au contraire ! Il s’agit ici d’un problème structurel dans lequel les décideurs politiques utilisent la force pour tenter de contrer toute objection et toute critique. Les nouveaux discours sur les droits de l’Homme et la justice sociale ne sont qu’une pure façade…

Là où l’extrême pauvreté subsiste et où l’injustice sociale est incommensurable, il faut que ceux qui luttent pour plus de justice soient entendus et protégés et non contestés, persécutés et intimidés. C’est pourquoi nous nous efforçons que nos autorités en Belgique exercent une pression, lorsque cela est possible, pour que ces individus obtiennent un procès équitable. Lorsque des personnes sont arrêtées seulement en raison de leurs activités sociales et politiques, nos autorités doivent mettre à leur agenda leur libération immédiate !

Concrètement, ces exigences sont associées à trois dossiers différents : l’arrestation du jeune activiste philippin Ericson Acosta, la criminalisation des syndicats colombiens et l’arrestation du dirigeant syndical guatémaltèque Jacinto Boj Equite.

 

L’arrestation de Jacinto Boj Equite

Jacinto Boj Equite est le secrétaire général de SITRAMARN, le syndicat interne au Ministère de l’environnement et des ressources naturelles. Il a été arrêté le 30 juin pour le vol présumé de 4 bouteilles d’eau minérale. Boj Equite est depuis des années sur les barricades pour revendiquer plus de sécurité d’emploi et de liberté d’association au sein du Ministère. Précédemment déjà tous les travailleurs affiliés au syndicat avaient été déplacés dans d’autres départements dispersés sur tout le territoire du pays. Pour certains, cela signifiait qu’un emploi n’était disponible qu’à 200 km de leur domicile et que, dès lors, indirectement ils se trouvaient licenciés.

Avec l’arrestation de Boj Equite, le Ministère veut asséner le coup de grâce au travail syndical.

Entre-temps, le dossier a été pris en charge, parmi d’autres, par la Confédération syndicale internationale (CSI). Dans une lettre au Président Perez Molina, Sharan Burrow appelle à cesser toute attaque contre les syndicats guatémaltèques.

 

10 décembre : mobilisation pour la journée internationale des droits humains

Dans le cadre de cette campagne, Stop the Killings en appelle aussi au respect inconditionnel des traités internationaux existants en matière de droits humains. Voilà pourquoi nous avons à nouveau choisi le 10 décembre, journée internationale des droits humains, pour une mobilisation.

Mobilisez-vous ! Une manifestation et  une action symbolique auront lieu le 10 décembre. Comme d’habitude, il s’agit d’un événement actif et participatif au sein duquel celles et ceux qui prennent part occupent une place centrale. Souvenez-vous de l’action « lie-in » !

La nécessité de la solidarité internationale

Par sa campagne, Stop The Killings ne veut pas seulement informer. Il s’agit également de mettre en œuvre un réel changement.

Le 6 février 2010, 43 travailleurs de la santé philippins avaient été arrêtés dans la petite entité de Morong, dans la province philippine de Rizal. Ils avaient été accusés d’être membres du mouvement rebelle « New People’s Army » et d’avoir pris part à des activités terroristes. Malgré le manque évident de preuves, ils avaient été détenus pendant 11 mois.

En 2010, Stop The Killings avec des milliers de militant-e-s et de sympathisant-e-s s’est impliqué dans une campagne internationale de solidarité qui a conduit à la mise en liberté des 43.

Votre présence peut donc faire la différence, une fois de plus !

En pratique

Plus d’information sur le site de la plate-forme d’action : www.stopthekillings.be