//COMPLÈTE// Session d’arpentage · 1/04 · Les Damnés de la terre

visuel arpentage test

 

Avec  « A l’Arrache », Quinoa te propose une lecture collective des « Damnés de la terre » un essai de Frantz Fanon, écrit en 1961, qui aborde le colonialisme, l’aliénation du colonisé et les guerres de libération. Il y étudie le rôle que joue la violence entre colonisateur et colonisé et y prône la lutte anticolonialiste -y compris par la violence et l’émancipation des pays du Sud.

« Ni traité d’économie, ni essai de sociologie voire de politique, cet ouvrage est un appel et même un cri d’alarme sur l’état et le devenir des pays colonisés » Alice Cherki

>> La session du 1er avril est complète. Une autre est organisée le 17 juin 2021.  infos et inscriptions <<

Jeudi 1/04 de 18h30 à 22h
(via zoom!)

>> Lien vers l’événement Facebook <<

Un arpentage, c’est quoi ?

ça déchire‘Arpenter’ un livre, c’est explorer collectivement son contenu pour s’initier à sa thématique. Concrètement, on déchire un livre en autant de parties qu’il y a de lecteurs et lectrices. Chacun-e lit son extrait. Cette pratique est apparue dans la culture ouvrière dès la fin du 19e siècle et a été développée par l’éducation populaire : une séance de lecture morcelée puis partagée permet à chacun-e de s’approprier l’œuvre et au groupe de se construire une culture commune. En déchirant, on désacralise et on retisse du sens et du lien !

 

 

 

Session « à l’Arrache » #1

Avec pour objectifs de découvrir des écrits d’auteur-e-s de tous horizons, par le biais de l’intelligence collective, mais aussi de s’outiller dans la déconstruction des différents mécanismes de domination, « A l’Arrache » propose à chacun-e de devenir acteur-actrice de sa lecture en la repartageant au groupe ! L’atelier permettra aussi d’explorer d’autres ressources -littéraires, multimédias, bd, cinéma, sonores- autour de la thématique, et réaliser une cartographie de ce qui a été co-construit durant la session.

En pratique :

  1. Inscris-toi ci-dessous avant le 20 mars ! C’est gratuit 😉 la session est complète. Tu veux être tenu-e au courant des autres dates (prochain arpentage le 17 juin, bientôt les infos !) ? inscris-toi à notre newsletter (via la page d’accueil !)
  2. Quinoa t’envoie un extrait du livre par courrier/mail (un maximum de 15 pages). laisse-nous bien toutes tes coordonnées pour que nous puissions te l’envoyer.
  3. Rendez-vous le soir de l’atelier, le jeudi 1e avril (tu recevras un lien zoom par mail) :
    -18h30 : intro thématique et pratique, présentation des participante-s ;
    -19-20h : lecture
    -20-22h : restitution

Le Livre : Les damnés de la terre (1961)

Publié à une époque où la violence coloniale se déchaîne avec la guerre d’Algérie, le livre Les Damnés de la terre est interdit dès sa diffusion pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État ». Il a été et reste une source d’inspiration pour des générations de militant-e-s anticolonialistes. Son analyse du traumatisme du colonisé dans le système colonial et son projet d’un tiers monde révolutionnaire est fondamentale et est toujours d’actualité : lorsque l’on assiste au naufrage des migrant-e-s en Méditerranée, lorsque l’on voit Gaza dévasté par les bombes mais aussi lorsque l’on constate le néo-colonialisme et le racisme systémique enracinés dans nos États dits démocratiques…

« La première chose que l’indigène apprend, c’est à rester à sa place, à ne pas dépasser les limites ; c’est pourquoi les rêves de l’indigène sont des rêves musculaires, des rêves d’action, des rêves agressifs. Je rêve que je saute, que je nage, que je cours, que je grimpe. Je rêve que j’éclate de rire, que je franchis le fleuve d’une enjambée, que je suis poursuivi par une meute de voitures qui ne me rattrapent jamais. Pendant la colonisation, le colonisé n’arrête pas de se libérer entre neuf heures du soir et six heures du matin. Cette agressivité sédimentée dans ses muscles, le colonisé va d’abord la manifester contre les siens. C’est la période où les nègres se bouffent entre eux et où les policiers, les juges d’instruction ne savent plus où donner de la tête devant l’étonnante criminalité nord-africaine. »Frantz Fanon, Les damnés de la terre (1961), p.53

L’auteur : Frantz Fanon

7f99ad84833a497c84bca025bad1600cNé en 1925 à Fort-de-France (Martinique), Il est l’un des fondateurs du courant de pensée tiers-mondiste, et une figure majeure de l’anticolonialisme. Il a inspiré les études postcoloniales. Il a cherché à analyser les conséquences psychologiques de la colonisation à la fois sur le colon et sur le colonisé. Dans ses livres, comme Les Damnés de la Terre, il analyse le processus de décolonisation sous les angles sociologique, philosophique et psychiatrique. Il a également écrit des articles importants en psychiatrie.  (Wikipedia)

Quinoa – Parcours décolonial

Cet arpentage se déroule dans le cadre du parcours ‘décolonial’ de Quinoa.

Quinoa a déjà lancé plusieurs processus en interne, tels que les processus « genre » et « gouvernance », aboutissant notamment à une charte et à un rassemblement de bonnes pratiques,  mais également à revoir le contenu et les sources de nos animations et à porter une attention constantes à ces questions. La question antiraciste et décoloniale était une évidence : parce que c’est au cœur de l’identité de Quinoa, avec l’approche interculturelle, la décolonisation des imaginaires, la pensée systémique et une perspective post-coloniale des relations partenariales, mais aussi au regard d’une vision intersectionnelle qui nous est chère.

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