..Jusqu’au 19 avril…

#Garder le lien #Rester solidaires

… Les bureaux de Quinoa ouvrent leurs portes ‘virtuelles’ jusqu’au 19 avril ! Ça veut dire quoi ?

Nous contacter

Il n’est plus possible pour le moment de passer nous voir à Mundo-B : notre équipe poursuit une partie de ses activités en s’initiant aux joies du télé-travail (on découvre plein d’outils pour rester en lien youpiiiie!). Pour nous contacter, un petit mail, on vous répond. Un doute sur la personne à laquelle s’adresser ? Contacte info@quinoa.be

Prenez soin de vous ! On a hâte de vous retrouver en belle forme, avec peut-être, le plein de nouvelles inspirations…

Nos activités

-Toutes nos activités impliquant des rencontres collectives sont bien sûr annulées/reportées. A venir :

Journée internationale des luttes paysannes (18 avril)

Journée Potentia (19 juin)

-Projet alternatives locales (mai-septembre): les premières dates de formation se déroulant en mai, il est donc possible de s’y inscrire. Le PAL, c’est l’occasion de relocaliser notre consommation, renouer avec les petits producteurs & productrices… Des notions tellement d’actualité :-)

Projets internationaux : les projets de cet été sont, à l’heure actuelle, maintenus. Il est toujours possible de s’inscrire et rejoindre la dynamique de groupe. Des réunions online sont organisées par pays, tous les détails et les contacts sur la page de chaque projet ;

 

Notre actu. est aussi régulièrement mise à jour sur notre page Facebook !

la romantizatoin del corona

*la romantisation de la quarantaine est un privilège de classe

Rester solidaires

Comment rester solidaire à l’heure du lock down ? Se rendre compte qu’avoir un toit chaud et sécurisant où rester confiner, hé bien c’est déjà un privilège !

On ne peut bien entendu que vous enjoindre à rester à la maison, pour protéger les personnes à risque : c’est un privilège d’être en santé, de ne pas avoir de conditions chroniques d’invalidités et immuno-déficience… Et ça ne concerne pas que les personnes âgées ! Bref, soyons responsables et concerné·e·s, car ce sont les personnes les plus marginalisées les premières victimes…

On vous partage ici quelques pistes d’actions/de réflexions par sujet -que nous mettrons régulièrement à jour. De quoi repenser nos modes fonctionnement et ceux de nos institutions… :

-Solidarité : Spreading solidarity, not the Virus et Solidarité Bruxelles Coronavirus

-Secteur de la santé : infos sur la page Santé en lutte

-Secteur carcéral : infos sur la page Collectif de Lutte Anti-Carcéral

« les visites en prison suspendues jusqu’au 3 avril » lire l’article

-Personnes migrantes : infos sur la page de la Coordination des sans-papiers et  La voix des sans papiers

« Depuis ce lundi un mouvement de grève de la faim a commencé parmi les hommes détenus au centre fermé pour étrangers de Vottem. Ils dénoncent leur enfermement et une promiscuité dangereuse face à l’épidémie de coronavirus. En cette période difficile, ils souffrent aussi de ne pouvoir être auprès de leurs proches, de leurs familles dont beaucoup vivent en Belgique. Les visites sont dorénavant interdites. »

Violences conjugales :

« le risque de violence conjugale augmente à cause du confinement » lire l’article

-Genre :

« Les femmes risquent d’être davantage exposées : elles travaillent en masse dans le secteur des soins de santé et se situent dès lors en première ligne. » lire l’article

-Sans-abrisme :

« la crise met le secteur de l’aide aux sans-abri à l’épreuve » lire l’article

-Prostitution : Infos sur la page Utsopi

« Il faut un gel des loyers pour les prostituées. Les oubliées de la crise. » Lire l’article

-Culture : Infos sur la page Culture Quarantaine

Culture Quarantaine, c’est une plateforme de soutien aux artistes en cette période d’isolement. Solidaires des malades, de leurs familles et de toutes les personnes à risques, nous comprenons les mesures de confinement mises en place cette semaine en Belgique et les annulations d’évènements culturels que cela implique. Malgré cela, nous voulons continuer à rendre la culture accessible pendant ce laps de temps.

-Crise financière :

« Les réponses gouvernementales et populaires face à la pandémie se mettent en place. Pendant ce temps, une crise financière s’est déployée sans que nous soyons convié.e.s à la discussion. Banques centrales et gouvernements empilent les annonces de soutien par dizaines de milliards, pour nous rassurer et nous permettre de passer la tempête. Elles sont aussi là pour éviter la faillite du système bancaire, et éviter trop de pertes aux « investisseurs ». » lire l’article

Le coronavirus et ses impacts ne sont pas tout… pendant ce temps d’autres luttes se poursuivent :

Pour la libération de Rokia Traoré

-21 mars, manifestation digitale contre le racisme

 

Il y a donc désormais les confiné.e.s et les non-confiné.e.s qui assurent leur vie quotidienne des premiers – qui apportent les denrées aux boutiques, qui rangent sur les étagères, nettoient, tiennent la caisse, les éboueurs, les postier.e.s, les livreurs, les conductrices/conducteurs de transport, les femmes de ménage des hôtels et les serveuses/serveurs des hôtels (qui restent ouverts et assurent un room service), et tant d’autres. Classe, genre, âge, racialisation, santé traversent les deux groupes mais les non-confiné.e.s sont les plus exposé.e.s. Dans les éléments du confinement, il y a celles/ceux qui vivent dans 12m2 et celles/ceux dans 150m2, qui peuvent se faire livrer ou pas, qui ont de quoi s’abonner à des tas de sites de streaming ou pas, qui ont un grand débit pour assurer les cours à la maison ou pas, qui peuvent aider les enfants à faire les leçons ou pas, qui ont un ordinateur et une imprimante ou pas, qui sont totalement isolées ou pas, qui ont des papiers ou pas, qui sont financièrement à l’aise ou pas, les femmes et enfants qui vivent avec des compagnons violents, les femmes seules avec des enfants, bref, des milliers et milliers de situations noyées sous le discours d’union nationale dans un pays où les inégalités, les violences d’état, le racisme et le sexisme organisent la vie sociale depuis des années. Les actes de solidarité, nombreux, qui s’organisent et sont formidables ne doivent pas remplacer les responsabilités de l’état.

(Je parle là de la vie quotidienne, pas du personnel médical et de toutes les personnes qui assurent la vie d’un hôpital – donc aussi celles/ceux qui nettoient, gardent, font l’administration…- évidemment très exposé).

Le confinement est rendu possible grâce à toutes ces personnes invisibilisées et bien trop souvent mal payées et exploitées.

Françoise Vergès