La sélection littéraire de Quinoa · Avril 2021

❤ Nos 3 coups de cœur du mois ❤

Tous les mois, Quinoa explore de nouvelles ressources littéraires et fait le tri pour apporter toujours plus de références à son centre de documentation. Son but? Enrichir davantage ses connaissances sur le monde qui l’entoure et les sociétés qui le composent. Lire pour mieux apprendre, apprendre pour mieux déconstruire, déconstruire pour mieux lutter !

Toutes les références ci-dessous sont disponibles au prêt dans notre centre de documentation !

La durée de l’emprunt est de trois semaines. Pour les ouvrages qui ne peuvent pas être empruntés, il est possible de faire des photocopies noir et blanc sur place. 

Pour la période actuelle, veuillez d’abord nous contacter par mail : info@quinoa.be !

 

Coup de cœur n°1 : Il est où le patron? de Maud Bénézit & Les paysannes en polaire

 

Il est où le patron

Au fil d’une saison agricole, dans un petit village de moyenne montagne, trois femmes paysannes, voisines de marché, se rencontrent, s’entraident et se lient d’amitié. Elles ont des parcours de vie différents : Jo vient de terminer ses études et s’installe tout juste pour reprendre une ferme caprine. Il y a cinq ans, Anouk a quitté la ville où elle habitait pour emménager à la campagne, depuis, elle est apicultrice. Coline, mariée deux enfants, est originaire du village. Elle a repris il y a dix ans la ferme et les brebis laitières de ses parents. Toutes trois sont confrontées au sexisme ambiant. En les suivant dans la pratique de leur métier, on accompagne leur cheminement quotidien sur les questions féministes et aussi sur la difficulté de la vie agricole. En partageant leurs expériences, ces femmes se donnent la force de faire entendre une autre voie que celle du patriarcat.

Prix en librairie : 17,95 euros

 

 

Coup de cœur n°2 : Décolonialité et privilège – Devenir complice de Rachele Borghi

(Traduit de l’italien par Astrid Aïdolan-Ague)

 

Décolonialité et privilège

Ceci est un livre inclassable, sorte d’anti-manuel d’usage féministe et décolonial.

À partir de sa position d’enseignante chercheuse en géographie, de femme blanche et de militante féministe, Rachele Borghi présente non seulement une réflexion sur la construction coloniale des savoirs en sciences mais aussi une manière de les remettre en question de façon radicale. Pour cela, elle met à disposition une boîte à outils critique que chacun·e peut mobiliser pour interroger les savoirs dominants des disciplines académiques, ainsi que les catégories de classe, race, genre, espèce et pour en sortir. Maintenant que des possibles se dessinent, il est temps de révolutionner le quotidien, de trahir sa place  et de devenir complice de ces révolutions. Un livre féministe et militant. Une expérimentation joyeuse à partager.

Prix en librairie : 20 euros 

 

Rachele Borghi est maîtr·e de conférence en géographie à Sorbonne Université. Queer, transféministe et pornoactiviste, elle travaille à la déconstruction des normes dominantes qui se concrétisent dans les lieux et propose leur subversion
à partir des corps militants et dissidents.

Astrid Aïdolan-Ague se spécialise dans la traduction politique et poétique, notamment sur le féminisme, l’anarchisme et l’antiracisme. Son positionnement ancré dans les luttes pour la pour la justice sociale lui permet d’appréhender ces textes et leurs enjeux de façon critique et dynamique. Elle travaille depuis l’anglais et l’italien.

 

Coup de cœur n°3 : Joie militante de Carla Bergman et Nick Montgomery

 

Joie militanteÀ quoi ressemble la joie dans les milieux de lutte ? Qu’est-ce qui nous rend collectivement et individuellement plus capables, plus puissant·e·s et pourquoi, parfois, les milieux radicaux produisent tout l’inverse et nous vident de tout désir ?C’est à ces questions que Joie militante tente de répondre, combinant propositions théoriques, analyses de cas pratiques et entretiens avec des militant·e·s issu·e·s de luttes
diverses : féminisme, libération Noire, résurgence Autochtone, squat, occupations, luttes queer, anti-carcérales, d’autonomie des jeunes, anarchisme, autonomisme, écologie radicale.La joie, au sens spinoziste du terme, renvoie à notre capacité à affecter et être affecté·e·s, à prendre activement part à la transformation collective, à accepter d’en être bouleversé·e·s. La joie telle qu’elle nous est ici proposée est une façon d’habiter pleinement nos mondes, nos attachements, plutôt que de chercher à les diriger.

 

Ce livre, paru aux États-Unis en 2017, y est déjà devenu un incontournable pour penser différemment le militantisme et les luttes. Il s’agit maintenant d’ouvrir également ces discussions au contexte français.

Prix en librairie : 16 euros