Bonne nouvelle: libération de Rubén Herrera !

A l’issue de son audience du 30 mai devant le tribunal de Haut Risque B de Guatemala Ciudad, Rubén Herrera a retrouvé la liberté. Malgré les efforts des avocats de l’entreprise espagnole Ecoener – Hidralia Energia, le juge a prononcé la libération de Rubén, qui a été effective trois jours plus tard. Merci à tou-te-s celles et ceux qui l’ont soutenu !

Cependant, n’oublions pas l’injustice qu’ont représenté sa capture et son maintien en détention pendant plus de deux mois, les victimes de la criminalisation des mouvements sociaux ni le fait que de nombreuses communautés voient leurs droits bafoués et leur environnement saccagé par des entreprises étrangères et l’État guatémaltèque.

N’hésitez pas à poster un message de soutien sur la page facebook qui demandait la libérations de Rubén.

Vous trouverez ci-dessous la lettre signée par 27 organisations belges et internationales en français et en espagnol. Nous vous invitons à continuer à soutenir Rubén et ceux qui défendent les droits des communautés indigènes aux Guatemala pour que toutes les revendications exprimées dans ce courrier se voient accomplies.

Demande de libération de Rubén Herrera et d’arrêt immédiat de la répression et de la criminalisation des défenseurs des droits des communautés indigènes et de l’environnement.

Rubén Herrera, arrêté et maintenu en détention depuis le 15 mars 2013, est membre fondateur de l’Assemblée Départementale de Huehuetenango (ADH) et du Conseil des Peuples de l’Occident (CPO). Ces organisations plaident pour la reconnaissance et le respect des droits individuels et collectifs des peuples autochtones au Guatemala. A partir de 2008, il a accompagné la lutte de la population de Barillas et du peuple Q’anjob’al contre le projet de barrage sur la rivière Cambalam mené par la société espagnole Ecoener-Hidralia Energía, par l’intermédiaire de sa filiale guatémaltèque Hidro Santa Cruz. Cette opposition est née du non-respect par l’entreprise espagnole et le gouvernement guatémaltèque des décisions prises lors des consultations communautaires de Barillas, ce qui est contraire à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, la convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail, la charte démocratique interaméricaine et aux Accords de paix sur l’identité et les droits des peuples indigènes.

Son arrestation est survenue dans le cadre de son opposition à ce barrage. Plus précisément, son lien avec deux affaires a été invoqué pour justifier sa capture.

  • L’affaire 176/2011, dans laquelle Rubén Herrera est accusé de détention illégale, menaces, incitation au crime et kidnapping, même si il est prouvé que Rubén Herrera avait pris une position de médiation afin d’éviter un conflit majeur entre la communauté et les travailleurs de Hidro Santa Cruz, qui effectuait des mesures et d’autres travaux sans autorisation de la communauté.
  • L’affaire 65/2012, dans laquelle les dirigeants de la communauté de Barillas sont accusés d’avoir brulé des machines appartenant à l’entreprise Hidro Santa Cruz, le 9 mars 2012. Dans ce cas, Rubén Herrera a été accusé de menaces, d’effraction, d’enlèvement, de terrorisme, de détention illégale, d’intimidation, d’incendie volontaire, d’activité contre la sécurité intérieure de la nation, d’attentat contre la sécurité des services publics, d’incitation à la délinquance, bien qu’il y ait des preuves et des témoins qui situent Rubén Herrera hors de Barillas lors des faits.

Lors de l’audience, la défense de Rubén Herrera et le Ministère public ont démontré que la participation de Rubén Herrera à ces faits n’est appuyée par aucune preuve. Les avocats de l’entreprise Ecoener-Hidralia Energía ont alors demandé au juge Luis Fernando Pérez Zamora d’ajouter les chefs d’accusation de séquestration et plagiat : malgré les objections et protestations, le juge a accepté immédiatement, ce qui a condamné Rubén Herrera à la prison ferme jusqu’à sa prochaine audition, le 30 mai 2013.

Rubén Herrera est un défenseur des droits des communautés indigènes et de l’environnement, promouvant le dialogue et la négociation entre les autorités communautaires et nationales, afin que se résolvent les profonds conflits dans la province de Huehuetenango. Il n’est pas un criminel. Bien que son dossier ait été transféré au Tribunal de haut risque B de la capitale, nous restons très inquiets de le savoir en prison depuis plus de deux mois, entouré de personnes condamnées pour des crimes graves, et menacé d’être condamné pour des charges dont la lourdeur souligne l’absurdité.

Malheureusement, le cas de Rubén Herrera n’est pas isolé. L’actualité a montré que ceux qui font usage de leur liberté de protester sont soumis à de graves répressions : la séquestration, la torture et le meurtre de Daniel Pedro Mateo, leader de la communauté Q’anjob’al, la séquestration et l’assassinat d’Exaltación Marcos Ucelo, leader du parlement Xinka, la séquestration de Roberto González, président du parlement Xinka, de Roberto López et de Rigoberto Aguilar, représentant élu de la municipalité de Santa María Xalapán, l’arrestation de plusieurs leaders communautaires de Barillas, l’état de siège décrété en mai par le gouvernement guatémaltèque dans les communautés où la population s’oppose à la mine San Rafael à Santa Rosas, etc. Le rapport de 2012 du bureau guatémaltèque du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme souligne que le Ministère public guatémaltèque a enregistré 282 agressions contre des défenseurs des droits de l’homme et que celles-ci « affectent particulièrement le travail de défense des droits économiques, sociaux, culturels, environnementaux et des peuples indigènes, ce qui se voit reflété dans les cas de San Rafael las Flores (Santa Rosa), Santa Cruz Barillas (Huehuetenango) et Nebaj (Quiché), tous en lien avec l’exploitation de ressources naturelles et au manque de consultation et d’information des communautés affectées ». Ces faits soulignent la nécessité d’agir urgemment pour garantir la sécurité des organisations sociales et des individus qui défendent les droits de leurs communautés et leur environnement.

En tant qu’organisations issues de la société civile belge, nous sommes particulièrement sensibles à ces violations de la démocratie et des droits de l’homme. Nous estimons indispensable que soit garanti à chacun le droit de s’exprimer et de protester contre son gouvernement ou n’importe quelle entreprise privée, sans être intimidé, agressé physiquement ou traité en criminel, que ce soit par l’Etat guatémaltèque ou des forces de sécurité privées. Pour ces raisons, nous nous joignons à la communauté de Barillas qui a exprimé ses revendications dans le « Memorial » du 7 janvier 2013 et demandons :

  • la libération immédiate de Rubén Herrera et de tout prisonnier politique, et que soient abandonnées les charges qui pèsent contre eux ;
  • que soient garantis les droits des membres de la société civile, dont leur sécurité, leur liberté d’expression et leur droit à manifester ;
  • que le gouvernement guatémaltèque et les entreprises privées travaillant au Guatemala respectent les droits individuels et collectifs des communautés autochtones, notamment les décisions prises lors des consultations communautaires, et que soit interrompue la construction du barrage sur la rivière Cambalam par Econoer-Hidralía Energía, conformément au droit international et national.

En plus de notre indignation face au non-respect de la démocratie et des droits des citoyens, ces demandes sont motivées par les liens institutionnels et interpersonnels qui lient Rubén Herrera à certaines organisations belges : lorsqu’il était membre de la CIDECA (Consejo de Investigaciones para el Desarrollo de Centro América), il a notamment collaboré avec Oxfam Solidarité et l’asbl Quinoa.

Signataires :

Centre des jeunes et de la culture de Rochefort
19 avenue de Forest, 5580 Rochefort, Belgique
0032 (0)84 21 40 48
cjcrochefort@gmail.com

Cercle d’Auto promotion pour le Développement Durable (CADD)
07 BP 1256 Sainte Rita, Cotonou, Bénin
00229 21 32 37 61
caddorg@yahoo.fr

CETRI – Centre tricontinental
5 avenue Ste-Gertrude, 1348 Louvain-la-Neuve, Belgique
0032 (0)10 48 95 67
duterme@cetri.be

Comité des Élèves francophones – CEF
196-202 rue Théodore Verhaegen, 1060 Bruxelles, Belgique
0032 (0)2 808 19 42
info@lecef.be

Commission Justice et Paix Belgique francophone
31/6 rue Maurice Liétart, 1150 Bruxelles, Belgique
0032 (0)2 738 08 01
santiago.fischer@justicepaix.be

Communauté genevoise d’action syndical
6 rue des Terreaux-du-Temple, 1201 Genève, Suisse
0041 22 731 84 30

CNCD-11.11.11
9 Quai du Commerce, 1000 Bruxelles, Belgique
0032 (0)2 250 12 30
cncd@cncd.be

European Water Movement et ses membres
Aquattac
Coordination Eau Île de France
Corporate Europe Observatory
EPSU – European Federation of public Service Unions
Food & Water Europe
Italian Forum for Water Movements
Save Greek Water
Wasser in Bürgerhand
26 rue d’Edimbourg, 1050 Ixelles, Belgique
0032 (0)2 893 10 45
hello@europeanwater.org

Fonds André Ryckmans
38 avenue maréchal Ney, 1410 Waterloo, Belgique
0032 (0)2 354 85 03
ryckmans.far@skynet.be

Le Beau Site
5 place Communale, 6870 Mirwart, Belgique
0032 (0)84 36 62 27
info@le-beau-site.be

Le Début des haricots
35 rue Van Elewijck, 1050 Bruxelles, Belgique
0032 (0)2 644 07 77
ledebut@haricots.org

Le Monde selon les femmes asbl
18 rue de la Sablonnière, 1000 Bruxelles, Belgique
0032 (0)2 211 00 27 ou 0032 (0)2 223 05 12
lidia@mondefemmes.org

Max Havelaar
Rue d’Edimbourg 26, 1050 Bruxelles, Belgique
0032 (0)2 894 46 20
karline@maxhavelaar.be

Médecine pour le Tiers Monde
53 chaussée de Haecht, 1210 Bruxelles
0032 (0)2 209 23 54
alexia@m3m.be

Miel Maya Honing asbl
26 rue de Steppes, 4000 Liège, Belgique
0032 (0)4 380 06 18
benoit.olivier@maya.be

Pierreuse et Ailleurs asbl (La Casa Nicaragua)
23 rue Pierreuse, 4000 Liège, Belgique
0032 (0)497 06 51 14
info@casanica.org

Quinoa asbl
26 rue d’Edimbourg, 1050 Ixelles, Belgique
0032 (0)2 893 08 70
info@quinoa.be

Service Volontaire International
14 b rue Grégoire Decorte, 7540 Kain, Belgique
0032 (0)2 888 67 13
info@servicevolontaire.org

Solidarité Mondiale
Chausse de Haecht, 579, 1030 Bruxelles, Belgique
0032 (0)2 246 36 84
Ellen.verryt@wsm.be

FIAN Belgium
35 rue Van Elewijck, 1050 Bruxelles, Belgique
0032 (0)2 640 84 17
fian@fian.be

Institut Européen de Recherche sur la Politique de l’Eau
64 rue de la Poudrière, 1000 Bruxelles, Belgique
0032 (0)2 513 61 02
secretariat@ierpe.eu

CADTM
345, av. de l’Observatoire 4000 Liège, Belgique
0032 (0)4 226 62 85
info@cadtm.org

 

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Petición por la liberación de Rubén Herrera y la cesación inmediata de la represión y de la criminalización de los defensores de los derechos de las comunidades indígenas y del medio ambiente.

Rubén Herrera, detenido y encarcelado desde el 15 de marzo de 2013, es miembro fundador de la Asamblea Departamental de Huehuetenango (ADH) y del Consejo de los Pueblos de Occidente (CPO). Estas organizaciones abogan por el reconocimiento y el respeto de los derechos individuales y colectivos de los pueblos indígenas en Guatemala. A partir del año 2008, ha acompañado la lucha del pueblo barillense y del pueblo Q’anjob’al en contra de la instalación de una central hidroeléctrica en el río Cambalam por la empresa española Ecoener-Hidralia Energía y su subsidiaria guatemalteca Hidro Santa Cruz. Esta oposición nació porque la empresa española y el gobierno guatemalteco no tomaron en cuenta las Consultas Comunitarias de Buena Fe realizadas en Barillas lo cual no está conforme con la Declaración de las Naciones Unidas sobre los Derechos de los Pueblos Indígenas, el Convenio 169 de la Organización Internacional del Trabajo, la Carta Democrática Interamericana y el Acuerdo de Paz sobre Identidad y Derechos de los Pueblos Indígenas.

Su detención es la consecuencia de su oposición a la presa. Se utilizó su vínculo con dos casos para justificar su captura.

  • El caso 176/2011, en el que se acusa a Rubén Herrera de detenciones ilegales, amenazas, instigación a delinquir y secuestro, a pesar de que existen evidencias de que Rubén medió para evitar un conflicto mayor entre la comunidad y los trabajadores de la Hidro Santa Cruz que realizaban mediciones y otros trabajos sin permiso en la comunidad.
  • El caso 65/2012, en el que se acusa a líderes comunitarios de Barillas por la supuesta quema de maquinaria propiedad de la empresa Hidro Santa Cruz, el 9 de marzo de2012. En este caso, a Rubén se le imputan delitos de amenazas, allanamiento, secuestro, terrorismo, detenciones ilegales, coacción, incendio, actividad contra la seguridad interior de la nación, atentado contra la seguridad de servicios de utilidad pública, instigación a delinquir, a pesar de que existen evidencias y testigos que ubican a Rubén Herrera fuera de Barillas.

Durante la Audiencia, la defensa de Rubén y el Ministerio Público demostraron que no hay evidencias que permitan demostrar la participación de Herrera en los hechos juzgados. El abogado de Ecoener- Hidralia Energía solicitó que se le procesara, y que se agregara el delito de plagio o secuestro: pese a todas las objeciones e impugnaciones presentadas, el juez lo aceptó inmediatamente. El delito que con tanta insistencia se le añadió impide que se puedan otorgar a Rubén medidas sustitutorias y lo condena a prisión de forma prematura e injusta hasta su próxima audiencia el 30 de mayo de 2013.

Rubén Herrera es un defensor de los derechos de las comunidades indígenas y del medio ambiente, un promotor del diálogo y de la negociación entre las autoridades comunitarias y las autoridades nacionales para que resuelvan profundos conflictos en la provincia de Huehuetenango. No es un criminal. Aunque su caso fue trasladado al Tribunal B de Alto Riesgo, en la ciudad capital, estamos muy preocupados por saberle en prisión desde hace más de dos meses, rodeado de personas condenadas por delitos graves, y corriendo el riesgo de ser condenado por cargas cuya gravedad roza lo absurdo.

Por desgracia, el caso de Rubén Herrera no es un caso aislado. Estos últimos meses, las noticias han demostrado que las personas que utilizan su libertad de protesta están sujetos a una severa represión: el secuestro, tortura y asesinato de Daniel Pedro Mateo, líder comunitario Q’anjob’al, el secuestro y asesinato de Exaltación Marcos Ucelo, líder del Parlamento Xinka, el secuestro de Roberto González, presidente del Parlamento Xinka, Roberto López y Rigoberto Aguilar, representantes elegidos del municipio de Santa María Xalapán, la detención de varios líderes comunitarios barillenses, el estado de sitio promulgado en mayo por el gobierno guatemalteco en las comunidades donde la población se opone a la mina San Rafael en la municipalidad de Santa Rosas, etc. El informe de 2012 de la Oficina del Alto Comisionado para los Derechos Humanos de las Naciones Unidas en Guatemala señaló que “la Sección de Derechos Humanos del Ministerio Público había registrado 282 agresiones contra defensoras y defensores de derechos humanos hasta octubre de 2012” y que “las agresiones siguen afectando particularmente el trabajo de la defensa de los derechos económicos, sociales, culturales, ambientales y de los pueblos indígenas, algo que se ve reflejado en los casos de San Rafael las Flores (Santa Rosa), Santa Cruz Barillas (Huehuetenango) y Nebaj (Quiché), todos relacionados con la explotación de recursos naturales y la falta de consulta e información hacía las comunidades afectadas”. Estos hechos subrayan la necesidad de adoptar medidas urgentes para garantizar la seguridad de las organizaciones sociales y de las personas que defienden sus comunidades y el medio ambiente.

Como organizaciones de la sociedad civil, somos especialmente sensibles a estas violaciones de la democracia y de los derechos humanos. Creemos que es esencial que se garanticen a todos, la libertad de expresión y el derecho de protestar contra el gobierno o cualquier empresa privada, sin estar intimidado, físicamente asaltado o tratado como un criminal, por las fuerzas o del Estado de Guatemala, o de seguridad privada. Por estas razones, nos unimos a la comunidad de Barillas, quien expresó sus reivindicaciones en el Memorial del 7 de enero 2013 y pedimos:

  • la liberación inmediata de Rubén Herrera y de todos los presos políticos y la anulación de los cargos que pesan contra ellos;
  • que se garanticen los derechos de los miembros de la sociedad civil, incluidos la seguridad, la libertad de expresión y el derecho a la protesta;
  • que el Gobierno de Guatemala y las empresas privadas que operan en Guatemala respeten los derechos individuales y colectivos de las comunidades indígenas, incluidas las decisiones de las Consultas Comunitarias de Buena Fe, y que se interrumpe la construcción de represas en el río Cambalam por Econoer-Hidralia Energía, de conformidad con el derecho internacional y nacional.

Además de ser motivadas por nuestra indignación ante estas deficiencias en cuanto a democracia y derechos de los ciudadanos, estas solicitudes lo son también por los vínculos institucionales e interpersonales que unen Rubén Herrera a organizaciones belgas: mientras era socio de la CIDECA (Consejo de Investigaciones para el Desarrollo de Centro América), trabajó con Oxfam Solidaridad y la asociación Quinoa.

Firmantes:

Centre des jeunes et de la culture de Rochefort
19 avenue de Forest, 5580 Rochefort, Bélgica
0032 (0)84 21 40 48
cjcrochefort@gmail.com

Cercle d’Auto promotion pour le Développement Durable (CADD)
07 BP 1256 Sainte Rita, Cotonou, Benin
00229 21 32 37 61
caddorg@yahoo.fr

CETRI – Centre tricontinental
5 avenue Ste-Gertrude, 1348 Louvain-la-Neuve, Bélgica
0032 (0)10 48 95 67
duterme@cetri.be

Comité des Élèves francophones – CEF
196-202 rue Théodore Verhaegen, 1060 Bruxelles, Bélgica
0032 (0)2 808 19 42
info@lecef.be

Commission Justice et Paix Belgique francophone
31/6 rue Maurice Liétart, 1150 Bruxelles, Bélgica
0032 (0)2 738 08 01
santiago.fischer@justicepaix.be

Communauté genevoise d’action syndical
6 rue des Terreaux-du-Temple, 1201 Genève, Suiza
0041 22 731 84 30

CNCD-11.11.11
9 Quai du Commerce, 1000 Bruxelles, Bélgica
0032 (0)2 250 12 30
cncd@cncd.be

European Water Movement y sus socios:
Aquattac
Coordination Eau Île de France
Corporate Europe Observatory
EPSU – European Federation of public Service Unions
Food & Water Europe
Italian Forum for Water Movements
Save Greek Water
Wasser in Bürgerhand
26 rue d’Edimbourg, 1050 Ixelles, Bélgica
0032 (0)2 893 10 45
hello@europeanwater.org

Fonds André Ryckmans
38 avenue maréchal Ney, 1410 Waterloo, Bélgica
0032 (0)2 354 85 03
ryckmans.far@skynet.be

Le Beau Site
5 place Communale, 6870 Mirwart, Bélgica
0032 (0)84 36 62 27
info@le-beau-site.be

Le Début des haricots
35 rue Van Elewijck, 1050 Bruxelles, Bélgica
0032 (0)2 644 07 77
ledebut@haricots.org

Le Monde selon les femmes asbl
18 rue de la Sablonnière, 1000 Bruxelles, Bélgica
0032 (0)2 211 00 27 ou 0032 (0)2 223 05 12
lidia@mondefemmes.org

Max Havelaar
Rue d’Edimbourg 26, 1050 Bruxelles, Bélgica
0032 (0)2 894 46 20
karline@maxhavelaar.be

Médecine pour le Tiers Monde
53 chaussée de Haecht, 1210 Bruxelles , Bélgica
0032 (0)2 209 23 54
alexia@m3m.be

Miel Maya Honing asbl
26 rue de Steppes, 4000 Liège, Bélgica
0032 (0)4 380 06 18
benoit.olivier@maya.be

Pierreuse et Ailleurs asbl (La Casa Nicaragua)
23 rue Pierreuse, 4000 Liège, Bélgica
0032 (0)497 06 51 14
info@casanica.org

Quinoa asbl
26 rue d’Edimbourg, 1050 Ixelles, Bélgica
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Service Volontaire International
14 b rue Grégoire Decorte, 7540 Kain, Bélgica
0032 (0)2 888 67 13
info@servicevolontaire.org

Solidarité Mondiale
Chausse de Haecht, 579, 1030 Bruxelles, Bélgica
0032 (0)2 246 36 84
Ellen.verryt@wsm.be

FIAN Belgium
35 rue Van Elewijck, 1050 Bruxelles, Bélgica
0032 (0)2 640 84 17
fian@fian.be

Institut Européen de Recherche sur la Politique de l’Eau
64 rue de la Poudrière, 1000 Bruxelles, Bélgica
0032 (0)2 513 61 02
secretariat@ierpe.eu

CADTM
345, av. de l’Observatoire 4000 Liège, Bélgica
0032 (0)4 226 62 85
info@cadtm.org