Quinoa fait son cinéma… en débat ! #4 – 26/09

 

 

quinoa fait son cinémaQuinoa vous propose  son ciné-débat #4 !  Nos échanges sociaux sont bien souvent ponctués d’un »alors tu fais quoi dans la vie ? », la réponse consistant à tenter de se définir par la « fonction » que l’on occupe, de préférence (bien) rémunérée et épanouissante à souhait (?)… Et si on mettait en perspective notre ‘fonctionnalité’ ? Rapport de forces, exploitation, standardisation… Oui : partout dans le monde, on a ‘un peu’, ‘beaucoup’ mal au travail… c’est grave docteur ?

 

 

Au programme de ce ciné-débat du vendredi 26 septembre sur le thème du ‘TRAVAIL’ :

-La projection du documentaire « La Toma – The Take » film réalisé par Naomi Klein et Avi Lewis (Canada , 2004) : Dans la banlieue de Buenos Aires, trente chômeurs décident de re-démarrer les machines de leur usine ‘abandonnée’.

-Une animation « Made in Quinoa », préparée par notre équipe bénévoles, pour décrypter les stéréotypes liés au monde de l’emploi.

-Une discussion « L’allocation universelle, un revenu de base ».

Venez débattre et échanger avec nous, secouer votre sens critique dans une ambiance conviviale !

La-toma

La séance est gratuite. Le début de la projection est prévu à 18h30, avec une courte animation. Nous vous accueillons avec une auberge espagnole (apportez un petit plat et ou une boisson à partager !). Des boissons seront en vente sur place.

Où ? (attention nouvelle adresse !)  Relie-F asbl · Avenue Henri Jaspar, 127 · 1060 Bruxelles. METRO HOTEL DES MONNAIES

Merci de réserver vos places auprès de Fatima !

Pour aller plus loin…

Synopsis (contenu issu du site Objectif cinéma)

« Un pays riche, l’Argentine, avec la classe moyenne la plus riche d’Amérique latine, devient pauvre suite à la terrible crise économique et monétaire de 2001, provoquée en grande partie par la gestion catastrophique du gouvernement Carlos Menem, les exigence du FMI, l’incurie des patrons et la corruption endémique. Les politiciens se discréditent. Le pays connaît cinq présidents en cinq semaines. L’argent des riches quitte l’Argentine. Les usines, devenues non-rentables, se vident de leurs personnels qui se retrouvent en situation financière précaire: «Souvent nous n’avons que des aubergines et des frites à manger!». Les grilles cadenassées fleurissent à la porte des usines. Affrontements au ras des pavés avec les forces de l’ordre. Zanon, une de ces usines, est mise en exergue par les réalisateurs qui filment avec réalisme, efficacité et empathie le combat humain des ouvriers: « Zanon appartient au peuple, aidons ses travailleurs ! Un patron n’est pas utile pour faire tourner une usine! »  Après une période de désarroi, poussés par des leaders charismatiques qui en veulent, les ouvriers regroupés en coopératives réactivent l’outil de production. Des synergies sont créées et la production repart, d’abord dans une totale illégalité, puis, après bien des tergiversations, des atermoiements et des manifestations, avec l’accord des instances judiciaires et du nouveau gouvernement. Les avertissements tombent: patrons, grands dirigeants, multinationales, personne ne voudra racheter une usine occupée ! Mot d’ordre de Mercedes Sosa (chanteuse Argentine culte et « de gauche »): « Qui a dit que tout était perdu…? » La lutte continue. Le pays essaie de reconstruire son économie sur les ruines laissées par le passage de la mondialisation. Les travailleurs, grâce à leur ténacité, leur courage et la reconnaissance internationale de leur combat obstiné, obtiennent gain de cause et peuvent continuer à gérer leurs entreprises réactivées, à fonctionner en auto-production et même à engranger des bénéfices. Un patron, la mine éplorée, offre même de racheter son ancienne usine! Plus de mille sept cents entreprises autogérées par les salariés sont actuellement en activité en Argentine. Jusqu’à quand ? Quel espoir au bout du chemin ? » PHILIPPE CHAPUIS

Sur la réalisatrice, Naomi Klein

Journaliste canadienne, auteur, cinéaste et militante altermondialiste. Elle est l’auteure de No logo (2000), manifeste anti-capitaliste dénonçant la réduction de l’espace public, social et citoyen au profit des multinationales au travers de la prolifération de leurs logos.

Son troisième livre, La stratégie du choc : la montée d’un capitalisme du désastre, traite des chocs sociaux, économiques et politiques — désastres naturels, guerres, attaques terroristes, coup d’État, crises économiques — qui sont délibérément utilisés pour permettre la mise en œuvre de réformes économiques néolibérales majeures qui seraient impossibles en temps normal.