Soutien à Vredesactie : pour la liberté d’expression !

Ce jeudi 6 février 2014, le procès de Vredesactie (Agir pour la paix) a débuté. En cause: la liberté d’expression.

Petit rappel des faits

11320679376_bfb0f7cb55_oSource: Flickr Vredesactie

Le 14 novembre 2008, dans le cadre d’une action de War starts here, des activistes pour la paix ont symboliquement fermé le Ministère de la Défense. L’objectif principal était de dénoncer la politique du ministre Pieter De Crem qui, selon les dires des activistes, « entraîne notre pays toujours plus loin dans une guerre sans perspective en Afghanistan ». En accord avec les principes du réseau antimilitariste européen, cette action fut non violence et n’a pas causé de dommages. Et pourtant…

« Faire taire les critiques »

Cinq ans plus tard, en décembre 2013, une décision a été prise par la salle de conseil à Bruxelles: Vredesactie serait poursuivi en correctionnelle pour « endommagement aux biens immeubles d’autrui ». Pour les activistes de la paix, il est clair que Monsieur De Crem vise à tout prix à appliquer la méthode SLAPP (strategic lawsuit against public participation); en d’autres termes, une méthode qui consiste à faire taire les critiques en lançant des procédures juridiques. L’accusation contre Vredesactie ne se base en fait que sur une argumentation bancale, mais elle sert essentiellement à faire de l’association un exemple pour dissuader les éventuels autres activistes qui viendraient à critiquer la politique du Ministère de la Défense.

Faire entendre la liberté d’expression

Vouloir faire taire des activistes parce qu’ils expriment leur opinion et parce qu’ils exercent leur droit de liberté d’expression, c’est donc tout à fait contraire à la loi et à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Une pétition a donc été mise en place pour lutter contre cette violation d’un droit fondamental de l’être humain.

Le message principal de cette pétition est de lutter contre des procès qui ne sont rien d’autre qu’une « forme d’intimidation » qui pourrait avoir de lourdes conséquences pour Vredesactie:

« A cause de cette poursuite Vredesactie risque une amende lourde, une interdiction possible de certaines activités et même la dissolution de l’organisation. (…) Nous lançons un appel à tous les juristes et les politiciens du pays: respectez le droit fondamental à la liberté d’expression. Réduire des actions non-violentes à des questions pénales réduit le débat social et met notre démocratie en danger. »

A l’heure où nous écrivons cet article, un acquittement a été requis pour Vredesactie. Le verdict tombera le 13 mars 2014 mais en attendant, élevez, vous aussi, votre voix pour continuer à jouir d’un droit fondamental !

Si vous êtes une organisation ou un collectif, signez la pétition ici !

Signez la pétition en tant que citoyen !

 

Nos sources: Agir Pour la Paix, l‘article de Vredesactie.