Table ronde vendredi 31/01 Mundo-b

JULES-FALQUET-newsooo Le « genre » est, depuis de nombreuses années, à l’agenda de toutes les organisations internationales et des politiques de développement, menées par les gouvernements mais aussi par la plupart des ONG : de par ces politiques, les femmes sont devenues « actrices » du développement.

Pourtant, le « genre », concept social trouvant son origine dans les relations inégalitaires qui existent entre hommes et femmes, est davantage une grille de lecture qu’un outil visant l’émancipation. Alors qu’au niveau international, des projets ‘Genre et Développement’ sont mis en place, les problématiques liées au développement sont souvent décryptées sans tenir compte de l’oppression des femmes ou des rapports de domination et sans dénoncer le lien entre les systèmes patriarcal et capitaliste.

Ces questions liées au rapport de domination sont portées par les mouvements féministes -dans la plupart des pays du sud, le combat féministe s’est développé parallèlement aux mouvements pour l’indépendance, mais également pour les droits civiques et sociaux-, les sont-elles par les ONG ?

L’asbl Quinoa, portant un regard critique sur le développement et visant l’émergence d’alternatives au modèle capitaliste, pose, dans ce cadre, une réflexion sur le féminisme, entendu comme combat contre un système justifiant l’exploitation et la précarisation des femmes.

Cette réflexion sur le féminisme est-elle pertinente pour le secteur des ONG ? Quels sont les enjeux du féminisme face à la mondialisation néo-libérale ? Comment s’organise les féminismes dans les pays du Sud ? et dans le Nord ? Autant de questions abordées au cours de cette table ronde.

INTERVENANTES

Jules Falquet -Maîtresse de conférences en Sociologie à l’Université de Paris Diderot- ; les enjeux du féminisme en lien avec le développement et la mondialisation néo-libérale. Jules Falquet a orienté ses recherches sur les résistances collectives à la mondialisation néolibérale, la ré-articulation des rapports sociaux de sexe,  de classe et de « race » ou encore l’instrumentalisation du « genre ».

Depuis 1989, Jules Falquet vit et travaille entre la France, le Mexique, le Salvador et d’autres pays d’Amérique latine et des Caraïbes. Ses premières recherches portaient sur la scolarisation des femmes indiennes du Chiapas (DEA), puis sur la participation des femmes au projet révolutionnaire armé au Salvador (objet de sa thèse). Suivant les évolutions des mouvements sociaux de la région -de femmes et féministes, paysans et indiens-, Jules Falquet travaille aujourd’hui sur les résistances collectives à la mondialisation néolibérale et ses conséquences : les nouvelles idéologies de la « gouvernance » et du « développement », la transformation des migrations, la ré-articulation des rapports sociaux de sexe, de classe et « race » ou encore l’instrumentalisation du « genre ». Jules Falquet est aussi l’auteure de nombreux travaux, articles et ouvrages, dont « De gré ou de force. Les femmes dans la mondialisation » (2008, éditions La Dispute), critiquant un certain discours sur l’égalité des sexes et sur le développement est mobilisé pour engager les femmes à participer à leur propre domination et pour légitimer la mondialisation. http://julesfalquet.wordpress.com

Zoé Maus – Présidente, Quinoa asbl- ; la question du féminisme dans les contenus d’une ONG telle que Quinoa. ONG d’éducation au développement, Quinoa porte un regard critique sur les notions de développement et vise à l’émergence d’alternatives face au modèle capitaliste. L’égalité entre les femmes et les hommes est au cœur de sa réflexion depuis quelques années,  notamment sur la façon de l’intégrer au sein de sa vision, de son fonctionnement, de ses activités pédagogiques.

Marcela De la Peña – Formatrice, le Monde selon les Femmes- ; les féminismes du «Sud». Le Monde selon les femmes est une ONG féministe active dans le monde du développement, de l’éducation permanente, de la recherche et des mouvements sociaux.  Sa vision est celle d’un monde où les rapports entre les femmes et les hommes et entre le Nord et le Sud seraient construits sur l’égalité, la solidarité, l’interdépendance et l’enrichissement mutuel.

Valérie Lootvoet – Coordinatrice-Directrice, l’Université des Femmes- : les féminismes du «Nord». L’Université des Femmes rassemble des féministes avec la volonté de développer et de diffuser un savoir féministe accessible à tous et à toutes. Ses travaux et recherches portent sur l’actualité socio-politique en lien avec les femmes.

POUR ALLER PLUS LOIN…

féminismes, quelques pistes de réflexion, par Zoé Maus, Présidente de Quinoa.

INFOS PRATIQUES

Table ronde : Féminismes, pour quel genre de développement ?
Quinoa invite Jules Falquet
-en partenariat avec Le Monde selon les Femmes & L’Université des Femmes-

Quand ? Vendredi 31 janvier à 19h. Où ? Mundo-b, 26 rue d’Edimbourg 1050 Ixelles.
Gratuit, sur réservation. Petite restauration & boisson disponibles sur place, chez Kamilou.
Contact & réservations : info@quinoa.be – 02 893 08 70