Les Carrotmobbers, des consom’acteurs d’un genre nouveau

‘Faire de l’activisme, disait Bajoit, c’est se présenter en disant NOUS Contre EUX au NOM DE. La version radicale, c’est nous, les citoyens, contre le pouvoir des marchés au nom de la démocratie. La version soft est donnée par cette action : nous, consommateurs, contre les entreprises au nom du développement durable.

Brent Schulkin, un activiste-écologiste américain, a eu une idée assez saugrenue. Plutôt que de boycotter les entreprises pour les pousser à être plus responsables sur le plan social et environnemental, il a mis en place une nouvelle forme civique de mobilisation : la Carrotmob.

Le principe est simple : mobiliser et réunir le plus grand nombre de consommateurs possible dans un magasin précis. Comme on dit, les petits ruisseaux font les grandes rivières. Plus il y aura de consommateurs présents, plus l’effet Carrotmob sera grand. Vous l’aurez compris, la réussite de ce concept réside en un élément clé : la fréquentation !

Oui mais l’effet Carrotmob, c’est quoi au juste?

C’est bien simple : plus il y aura de consommateurs, plus les recettes d’un magasin seront importantes. Avec l’accord des commerçants, une partie du surplus pourra être mobilisée à des causes sociales et environnementales. Cela va du confort des travailleurs aux aménagements écoresponsables. Une astuce qui vaut son pesant d’or. Face à l’argent, les entreprises ne restent, généralement, pas indifférentes. Les Carrotmobbers l’ont bien compris ! Les consommateurs bénéficient d’un immense pouvoir sur les entreprises. En amenant de nouveaux clients et en augmentant son chiffre d’affaire, les carrotmobbers décident de récompenser l’entreprise qui s’engage, de son côté, à  être éthiquement responsable.

La Carrotmob est devenue un phénomène international. On n’en compte pas moins de 200 dans 20 pays différents. La raison de ce succès ? Brent Schulkin, à l’origine de ce concept, explique : ‘La Carrotmob est quelque chose de peu cher et de positif’.  Son idée folle ? Rassembler  un groupe de touristes, aussi énorme que les Carrotmobbers, qui, en échange de l’importante valeur monétaire apportée par ce tourisme de masse, verrait changer la politique du pays visité.  Après tout, pourquoi pas ? Si on nous avait parlé du phénomène Carrotmob il y a quelques mois, aurait-on parié que ça marcherait? En tout cas, c’est bien tout le mal qu’on lui souhaite.

Pour conclure, nous souhaitons souligner que chaque consommateur responsable est un Carrotmobber. Alors,  si toi aussi, tu as envie de libérer le Carrotmobber qui sommeille en toi, viens surfer par ici !

Pour découvrir d’autres alternatives!

Et puis, il faut bien l’avouer, un activiste déguisé en carotte, c’est quand même bien plus sympa qu’un activiste en colère, non ?

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