Trésors cachés (2004)

Du de Nebaj, Pénélan, Diho et d’autres lieux

Contenu

On entend communément par « trésor » un ensemble de biens, de choses précieuses amassés pour être conservés, généralement en les cachant. Enfoui, oublié ou perdu, un trésor est parfois découvert sous le fait du hasard. La notion de trésor peut également s’étendre à toute ressource ou œuvre humaine individuelle ou collective de caractère immatériel : patrimoine, manifestation culturelle, savoirs populaires… Il est dans ce domaine bien des trésors occultés, bien de trésors minorés.

A rebours des regards habituels sur les sociétés dites en développement, « Trésors cachés » est une invitation à (re)découvrir la diversité des récits et histoires du monde, et leur richesse. Les sociétés du Sud, souvent qualifiées de pauvres, sont aussi des gisements d’innovations sociales et culturelles, porteuses de réponses possibles à certains défis sociaux, économiques et politiques contemporains.

‘Quiconque rencontre la beauté et ne la regarde pas sera bientôt pauvre’  nous dit le proverbe Yorouba. « Trésors cachés » se réclame d’une « anthropologie de la curiosité »,  c’est-à-dire d’une démarche visant la « décolonisation des imaginaires », le dépassement d’une vision eurocentriste de l’histoire et l’ouverture aux apports d’autres sociétés de la planète.

L’idée de cet ouvrage est principalement issue des échanges et débats sur la problématique du développement menés avec les volontaires participant aux voyages d’immersion Nord-Sud, dans le cadre des partenariats et activités de l’ONG Quinoa.

La rencontre avec les sociétés du Sud autour de projets solidaires, nous rappelle régulièrement que la condition, des autres sociétés ne se réduit pas aux seuls constats de carences, de privations matérielles, bref au miroir inversé de nos propres réalités comme sociétés d’abondance.

Richesse et pauvreté, deux thèmes de prédilection dans les relations Nord-Sud, servent souvent de frontières de partage entre sociétés ou entre individus. Elles opèrent comme voiles ou cribles à travers lesquels nous regardons, soupesons, classifions. Revisités et déconstruites elles servent ici de fils conducteurs pour un monde redéfini comme une ‘’échoppe des civilisations’’, ‘’un métier à métisser’’.

Dans un contexte international marqué par la recrudescence de la violence et du thème du conflit des civilisations, il s’agit aussi de réaffirmer notre vocation à tisser du lien et à cohabiter.

Textes

Michel Luntumbue

Graphisme

Skart, Antoine Salemi & Emmanuelle De Caluwé

Format

150 mm x 210 mm, 117 pages

Prix

10 € + frais d’envoi
Pour vous procurer le livre, contactez-nous !

Avec le soutien du CGRI et de la DGCD

 

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